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11 Avril 2024
Rétromécanic : halftrack ou Sissi, à vous de choisir !
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Rétromécanic : halftrack ou Sissi, à vous de choisir !
Pour sa 12ème édition, la Rétromécanic accueille des véhicules qui ont participé à l'Histoire… Automitrailleuse AM8, halftrack, jeep et traction « allemande » prendront position ce dimanche 14 avril dans le parc Vansteenkiste. À découvrir avec les passionnés qui les ont restaurés.

La Ville de Roncq célèbre en ce printemps le 80ème anniversaire de la Libération. La Rétromécanic, qui rassemble chaque 2ème dimanche d'avril les véhicules de plus de 25 ans, a donc décidé d'accueillir pour sa 12ème édition quelques véhicules qui ont participé à la 2nde Guerre mondiale. Zoom sur quelques véhicules.

Sissi, sauvée de justesse de la casse

Son histoire commence en 1937 à Paris. À peine sortie de l'usine Citroën du quai de Javel, cette 7C Citroën est achetée par un couple de Parisiens. Fin 1940, elle est réquisitionnée par l'armée allemande, comme nombre de tractions. En 1942, elle disparaît des radars, avant de réapparaître en 1951, dans une vente au domaine du côté d'Aurillac. Dans un bien triste état : cabossée de partout et portant encore les balles qu'elle a reçues durant la guerre. Proposée dans un lot de tractions, elle restera encore à l'abandon durant plus de soixante ans… Jusqu'à ce que Benoît Lebos finisse par croiser sa route, en 2013.

Passionné depuis son adolescence par le conflit 1939-1945, le Nordiste rêve depuis longtemps d'acquérir un véhicule de cette époque. Mais pas n'importe lequel… « Les jeep sont légion : je cherchais un véhicule doté d'une véritable histoire. Quand j'ai vu cette quasi-épave, j'ai eu un coup de coeur. »

Durant 10 ans, Benoît va se renseigner et se former pour remettre en état sa traction. Tout seul… En la démontant, il imagine son histoire. « Le châssis était vraiment très abîmé : les cailloux des chemins du maquis ont fait leur oeuvre ! » En parallèle, il mène l'enquête grâce à des amis qui retracent le parcours du véhicule avec son immatriculation. « J'ai analysé les traces de peinture. Noire et brillante à sa sortie d'usine, la traction a été repeinte en gris Felgrau par les Allemands. C'est la teinte que j'ai choisie. En ajoutant l'insigne de la Croix-Rouge, porté par les tractions transformés n ambulance. »

Depuis deux ans, Sissi fait le bonheur de ses propriétaires lors de ses sorties commémoratives ou des rassemblements de véhicules anciens. « Ce surnom, c'est un hommage à mon épouse, qui a supporté les innombrables heures que j'ai passées à redonner vie à cette traction. Le moteur a repris vie le jour de l'anniversaire de Sandrine, que ses proches appelaient Sissi durant son enfance. C'était donc une évidence… »

Trois générations de passionnés

Près de Sissi, quelques véhicules impressionnants vous attendent.

D'abord un halftrack de 1943. Caractéristique de cet engin de défense anti-aérienne semi-chenillé et blindé : sa rapidité, malgré ses huit tonnes. Sifflant 100 litres aux 100 kilomètres, le véhicule ne lambine pas, grâce à ses 148 Ch. Côté armement, le white M16 présenté est doté d'une tourelle de type Maxon pourvue de quatre mitrailleuses de 50 (12,7mm), avec une cadence de tirs théorique de 2 000 coups à la minute. « Rassurez-vous : le matériel est neutralisé ! L'engin était aussi utilisé contre les troupes… ce qui lui a valu le surnom de « meat chopper », explique Didier Slock, propriétaire de l'engin. Et de quelques autres…

Avec son fils Stéphane et son petit-fils Florent, il a remis en état et entretient huit véhicules militaires variés. Dont une auto-mitrailleuse AM8 de 1943. Malgré ses 7,7 tonnes, l'engin de reconnaissance blindé atteint les 90 km/h grâce à ses 110 Ch.

« C'est un ami qui l'a récupéré, il y a 20 ans, lors d'un voyage en Italie. Alors qu'il s'était arrêté sur un pont, il a découvert en contrebas, en partie enseveli dans les marécages, un ensemble de véhicules de la Seconde Guerre mondiale. L'auto-mitrailleuse était coupée en deux. Il nous a fallu trois ans et demi pour la remettre en état ! »

Dans son atelier de 300 m², l'ancien mécano (aidé par sa descendance) fait des miracles. Et réalise son rêve de gosse. « À trois ans, je rêvais d'avoir une jeep… J'ai d'ailleurs commencé par remettre en état, en 1987, un véhicule tout-terrain allemand. Puis une, deux, trois jeep… avant de passer à des engins plus impressionnants. »

Son plus grand plaisir, désormais, est de partager sa passion lors des sorties de ses véhicules. En famille et avec les autres membres de l'association CVMVL (Collectionneurs de véhicules militaires de la Valée de la Lys), qu'il a créée pour promouvoir cet indispensable travail de sauvegarde du patrimoine militaire auquel il a consacré sa vie.
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